Rechercher dans ce blog

lundi 13 avril 2020


À la lisière de San Cristobal, ville pauvre étouffée par son climat tropical, se trouve une forêt épaisse dans laquelle on s’aventure peu. C’est pourtant là que va naître puis se construire une communauté d’enfants, une république lumineuse, qui inquiète les autorités et les habitants tant l’idée que l’on se fait de l’enfance vacille à leur contact.

Haletant, le roman d’Andrés Barba nous amène à réfléchir aux formes de vie primitives qui peuvent naître d’un désir d’une autre société.


Une république lumineuse par Andrés Barba, éditions Christian Bourgois, à paraître en mai 2020.

jeudi 9 avril 2020

2030, Paris : Le monde court à sa perte. Aussi, est-il important d'organiser le Premier sommet des animaux, qui devra réenvisager la place de l'homme et ses actions pour l'avenir de la planète et des animaux, ainsi que son propre avenir. Kid, une jeune fille sensible et dynamique, attentive au monde qui l'entoure et parlant les langues des animaux, est choisie pour rendre compte de l'évènement. Durant ce sommet où ils devront affronter de nombreuses épreuves, réussiront-ils à être solidaires et trouver des réponses pour l'avenir ?
Une fable écologique et optimiste, où l'auteure fait prendre conscience du pouvoir de chacun, de notre responsabilité individuelle et d'une possibilité collective. " C'est moi la nouvelle représentante de mon espèce et je te dis que ça va changer ". Un roman plein de vie et de tendresse à lire dès 9ans.


Kid au 1er sommet des animaux de Gwenaël David, Hélium.

lundi 6 avril 2020




Martha a perdu son mari. Il était irlandais et possédait un cottage sur les côtes du Kerry, face aux îles Skellig. Elle s'y réfugie pour faire le point et se trouve frappée par la beauté grandiose des lieux, la profondeur des gens et le tour que prend la société là bas.
Porté par une langue ciselée, ce roman du deuil est finalement celui de l'Irlande contemporaine dont il aborde tous les aspects.

"En regardant par sa petite fenêtre les îlots baignés de soleil, elle comprend que les gens aient imaginé un paradis céleste."

Le chant de la pluie de Sue Hubbard, éditions Mercure de France.

jeudi 2 avril 2020

Nous vous espérons toutes et tous en bonne santé.
Malgré la fermeture de la librairie, la littérature continue de nous accompagner et elle se révèle plus précieuse que jamais.
En attendant de vous revoir, nous avons décidé de partager tout au long de ce mois d’avril une sélection de livres que nous serons heureux de vous faire découvrir à la réouverture!

Pour commencer et en avant-première, le prochain roman d'Aki Shimazaki qui, au sommet de son art, mêle histoire familiale et rencontre amoureuse. Avec Suzuran elle inaugure son nouveau cycle romanesque. Délicat et bouleversant.

Suzuran par Aki Shimazaki, Actes Sud.



samedi 21 mars 2020



Chers clients, lecteurs, voisins,

La librairie L’Usage du monde est fermée depuis bientôt une semaine et vous êtes nombreux à nous faire part de votre soutien. Merci beaucoup pour vos messages qui nous touchent profondément.

Vous êtes également nombreux à nous demander si la mise en place d’un système d’ouverture partielle de la librairie ou de livraison à domicile est envisageable.
Selon nous, l'urgence de la crise sanitaire ne nous laisse pas le choix, et nous ne souhaitons pas prendre le risque d'exposer ni les lecteurs ni les libraires.

(http://www.syndicat-librairie.fr/les_conditions_d_une_reouv…)

Nous reviendrons vers vous régulièrement en fonction de l’évolution de la situation et espérons vivement vous revoir bientôt à la librairie.

En attendant, prenez soin de vous et bonnes lectures !

dimanche 15 mars 2020

 

Suite aux dernières dispositions sanitaires mises en place par le gouvernement, nous vous informons que la librairie L'Usage du monde est contrainte de fermer ses portes dès aujourd'hui et de reporter les rencontres prévues lundi et jeudi soir.

Vous pouvez continuer de nous suivre sur le blog et la page Facebook de la librairie où nous vous tiendrons informés de la suite.

 

samedi 14 mars 2020

Clara et Axelle sont sœurs mais n’ont absolument rien en commun. L’une est artiste et se positionne un peu en dehors du monde qui l’entoure. L’autre y est au contraire très engagée et se bat pour les plus démunis et contre l’ordre établi.
Quand Vénère se casse la jambe, Flipette va venir l’aider et prendre sa place dans cet univers qui lui est totalement étranger. Elle va en apprendre beaucoup, sur elle-même et sur les autres. Vénère va de son côté s’apaiser au contact de l’art de sa sœur.
Une très belle bd, dynamique et vivante sur l’engagement et la fraternité.  
Flipette et Vénère
 

mardi 10 mars 2020





















Emilie Saitas a recueilli durant trois ans la parole de son père, grec, qui a vécu en Égypte avec toute sa famille et sa communauté d’exilés.
La petite et la grande Histoire se mêlent et se racontent avec beaucoup de délicatesse et un dessin fin et subtil.

vendredi 6 mars 2020

Romain Bertrand nuance l’habituel récit à la gloire de Magellan l’explorateur, figure de proue d’une Europe triomphante et moderne. Dans ce texte mi-roman historique, mi-essai, l’auteur délaisse les contes et légendes et pose en spécialiste des dominations coloniales européennes en Asie du Sud-Est la bonne question : mais qui est vraiment Ferdinand de Magellan ?
Qui a fait le tour de quoi ? L'affaire Magellan
Romain Bertrand
Éditions Verdier
(cliquez pour réserver)

lundi 2 mars 2020

En mars, place au « mois de la traduction ».
Venez assister à deux rencontres sur le thème de la traduction
à L’Usage du monde.

jeudi 12 mars 2020 à 19h
Rencontre avec
Diane Meur & Corinna Gepner
autour de la collection Contrebande
(éditions La Contre Allée)
avec leurs ouvrages
Entre les rives &
Traduire ou perdre pied

 
Entre les rives - Diane Meur

En matière de traduction, on peut légitimement s’inquiéter de ce que deviendraient les cultures humaines et la pensée humaine, le jour où tout échange inter-linguistique serait confié à une intelligence artificielle. Il s’ensuivrait un cloisonnement et un repli sans précédent dans l’histoire, une histoire qui, aussi loin que remonte la mémoire écrite, est faite de migrations d’idées, d’usages et d’hommes, de fécondation du même par l’autre, de transferts, de réinterprétations et de réappropriations.

[...] La traduction n’est pas seulement mon travail alimentaire. C’est mon métier, et je suis attachée à ce mot avec tout ce qu’il connote de soin, de savoir-faire, de travail minutieux sur la trame de l’écrit. La traduction est mon métier, elle a forgé ma personnalité, y compris en tant qu’autrice : j’écrirais sans doute autre chose, et autrement, si je ne passais pas une partie de mon temps à traduire depuis deux langues étrangères, si j’étais ancrée dans une seule langue, une seule culture, un seul territoire. Cesser de traduire, ce serait renoncer à ce qui m’a faite telle que je suis.

Voilà pourquoi je n’ai pas hésité à accepter la proposition de mes collègues. Dans ce volume qu’on m’offrait de rédiger, je matérialiserais mon bilan, j’explorerais les liens entre la traduction qui (je le maintiens) est une écriture, et l’écriture qui, à mes yeux, est un peu une traduction. J’y évoquerais mon sentiment d’être toujours « entre les rives » – je pense moins ici à l’image désormais classique du traducteur comme passeur, qu’au voyageur qui a quitté les eaux territoriales de son continent d’origine, n’est pas encore entré dans celles du continent d’en face et n’a peut-être même pas l’intention d’y pénétrer un jour. Préférant la pleine mer, là où les eaux appartiennent à tous et n’appartiennent à personne.

Diane Meur est née à Bruxelles et vit à Paris depuis 1987. Ancienne élève de l’École normale supérieure et romancière, elle est également traductrice de l’anglais et de l’allemand. Elle a notamment traduit Paul Nizon, Tariq Ali, Stefan Zweig, Tezer Özlü, Jan Assmann … Ses romans sont publiés aux éditions Sabine Wespieser.


Traduire ou perdre pied - Corinna Gepner

À mon sens, on ne traduit pas hors sol. On traduit avec toute son histoire, individuelle et collective, avec tout ce qui nous a précédé et tout ce qui nous entoure.
J’ ai essayé de montrer mon cheminement vers la traduction, pour faire comprendre ce qui habite mon travail, ce qui lui donne du sens à mes yeux, ainsi qu’ un horizon. Et la façon dont il s’ inscrit dans un rapport aux autres qui est bien plus vaste que le simple désir de donner à lire un texte.
Je souhaitais aussi montrer que le travail de la traduction littéraire est tissé de doutes, d’ interrogations qui resteront toujours sans réponse – et c’ est tant mieux. Qu’ il n’ y a pas de savoir, juste une exploration, une expérimentation sans cesse renouvelées, un matériau qui ne cesse de se dérober. Et c’ est justement pour cette raison que l’ on peut travailler, inventer, et avancer.

Corinna Gepner a exercé diverses fonctions avant de devenir traductrice littéraire. Germaniste, elle a traduit, entre autres, Stefan Zweig, Klaus Mann, Erich Kästner, Michael Ende, Heinrich Steinfest, Katharina Hagena, Vea Kaiser, Christian Kracht. Elle a animé sur Fréquence protestante, pendant une dizaine d’ années, une émission de radio consacrée aux littératures germanophones traduites. Elle est actuellement présidente de l’Association des traducteurs littéraires de France.



Jeudi 19 mars 2020 à 19h
Rencontre avec
Tiphaine Samoyault
autour de son livre
Traduction et violence
(éditions du Seuil)


Alors que la traduction assistée par ordinateur est sur le point de provoquer une mutation majeure dans nos façons de communiquer et dans notre relation aux langues, cet essai veut renouveler la pensée de la traduction. La sortir de l’éloge ou du consensus implique de ne plus voir en elle le seul espace de la rencontre heureuse entre les cultures mais de la comprendre comme une opération ambiguë, complexe, parfois négative.
Tiphaine Samoyault étudie les histoires de violence dans lesquelles la traduction a pu jouer un rôle (la domination coloniale, les camps d’extermination, les sociétés d’apartheid, les régimes totalitaires), ainsi que des cas littéraires qui illustrent les violences propres à l’espace du traduire. Mais parce que la traduction a aussi à voir avec la justice et la justesse, avec l’imprévisibilité de la rencontre et les transformations dans l’espace et le temps, la séparation qu’elle entraîne peut s’inverser en réparation de la violence commise. Au-delà de la question de la traduction, ce livre s’adresse à toutes celles et ceux qu’intéressent les dialogues entre les cultures, les littératures et les langues, et la possibilité politique de faire des mondes communs. 

Née en 1968, Tiphaine Samoyault est professeur en littérature comparée. Elle est conseillère éditoriale au Seuil – où elle a récemment publié Bête de cirque (2013) – elle collabore à La Quinzaine littéraire.
 
Librairie L’Usage du monde
32 rue de La Jonquière - Paris 17
01.42.26.65.68 - lusagedumonde@live.fr