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lundi 2 décembre 2019

Rencontre autour de Pierre Soulages


À l'occasion de l'exposition Soulages au Louvre,
L'Usage du monde vous invite à rencontrer
 Aliocha Wald Lasowski
autour de l'ouvrage
Dialogue avec Alain Badiou sur l'Art
et sur Pierre Soulages
(Éditions Cercle d'Art).
 Mercredi 11 décembre 2019 à 19h


Résumé :
Comment la création artistique de Soulages enrichit-elle notre recherche d’un sens, au coeur du visible, au coeur du monde sensible ? Quel processus de découverte, de connaissance, engage la peinture ? « C’est à travers ce dispositif, qu’Alain Badiou dialogue avec son contemporain, Pierre Soulages », annonce Wald Lasowski dans son introduction.
Alain Badiou, philosophe aussi populaire que médiatique, a été captivé dès 1951 par l’artiste. En menant un entretien vivant et adressé à un large public, le jeune philosophe Aliocha Wald Lasowski permet de renouer avec une tradition des Éditions Cercle d’Art qui ont publié d’importants essais où un intellectuel croise un artiste : Bernard Noël / Zao Wou-ki, Philippe Sollers / Pablo Picasso, etc.
Ne négligeant aucune période de la vie de l’artiste — tout en mettant l’accent sur les polyptyques Outrenoirs —, l’entretien permet de traverser l’oeuvre de Soulages en dialogue et en miroir avec l’histoire de la peinture, de Manet à Klein, du Tintoret à Malevitch, en passant par Mark Rothko, Jackson Pollock et Nicolas de Staël.
L’objectif ? Montrer la continuité d’une oeuvre élaborée à partir d’une rupture. Comprendre la vitalité, la productivité et l’obstination d’une dialectique entre le noir et la lumière, entre le temps et l’espace, entre la matière et le reflet, entre l’unité et la multiplicité. Ou comment, en huit décennies de travail acharné, un peintre réinvente l’art de créer.

Un livre de texte n’interdit pas une recherche de finition soignée : choix du papier, typographie, mise en valeur des visuels qui rendent la lecture à la fois aisée et attractive.

Présentation de Aliocha Wald Lasowski :
Essayiste et universitaire, chroniqueur sur France-Culture et professeur à Sciences-Po, est notamment auteur d’ouvrages sur l’art à travers ses livres sur Sartre, Sollers, etc.

Les horaires de décembre


En décembre,
L'Usage du monde vous accueille
du lundi au samedi de 10h à 20h
et le dimanche de 10h à 18h.

lundi 18 novembre 2019

Jeudi 21 novembre 2019 à 19h
rencontre avec
Vincent Message
autour de son roman
 Cora dans la spirale
 (éditions du Seuil)


Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d’assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d’avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l’avenir. C’est sans compter qu’en 2010, la crise dont les médias s’inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l’entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d’optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu’elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves.
À travers le portrait d’une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Vincent Message est né en 1983. Cora dans la spirale est son troisième roman, après Les Veilleurs (Seuil, 2009), lauréat du prix Virgin-Lire, et Défaite des maîtres et possesseurs (Seuil, 2016), récompensé par le prix Orange du livre.

samedi 16 novembre 2019

Une vue exceptionnelle
Jean Mattern
Sabine Wespieser éditeur


Il y a vingt-cinq ans, David aurait pu devenir le père de Simon, si son géniteur n'était pas revenu. Une blessure qui pour lui ne s'est jamais véritablement refermée.
Depuis, il a construit sa vie avec Émile, un neurochirurgien réputé, qui reçoit un jour en consultation un certain Simon...
Jean Mattern poursuit son exploration des relations et de la destinée humaine dans une œuvre maitrisée, construite et sensible.
 

samedi 9 novembre 2019

dimanche 3 novembre 2019

Les rencontres du mois de novembre

Jeudi 07 novembre 2019 à 19h
rencontre avec
Hélène Gaudy
autour de son roman
 Un monde sans rivage
 (éditions Actes Sud)


À l’été 1930, sur l’île Blanche, la plus reculée de l’archipel du Svalbard, une exceptionnelle fonte des glaces dévoile des corps et les restes d’un campement de fortune. Ainsi se résout un mystère en suspens depuis trente-trois ans : en 1897, Salomon August Andrée, Knut Frænkel et Nils Strindberg s’élevaient dans les airs, déterminés à atteindre le pôle Nord en ballon – et disparaissaient. Parmi les vestiges, on exhume des rouleaux de pellicule abîmés qui vont miraculeusement devenir des images.
À partir de ces photographies au noir et blanc lunaire et du journal de bord de l’expédition, Hélène Gaudy imagine la grande aventure d’un envol et d’une errance. Ces trois hommes seuls sur la banquise, très moyennement préparés, ballottés par un paysage mobile, tenaillés jusqu’à l’absurde par la joie de la découverte et l’ambition de la postérité, incarnent l’insatiable curiosité humaine qui pousse à parcourir, décrire, circonscrire et finalement rétrécir le monde. Livre d’une richesse inépuisable, aussi poétique que passionnant, Un monde sans rivage propose un voyage opiniâtre dans les étendues blanches du Grand Nord, un périple à travers le temps en compagnie de ces trois explorateurs et de bien d’autres intrépides, une méditation sur l’effacement et une déclaration d’amour à la photographie dans ses deux mouvements d’aval et d’amont : fixer les souvenirs et réactiver perpétuellement la machine à rêves.

Née en 1979 à Paris, Hélène Gaudy a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Auteur de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages collectifs ou des revues, elle a également publié des ouvrages pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris.
Elle est notamment l'auteur de Vues sur la mer (2006, 2e sélection du prix Médicis), Si rien ne bouge (Le Rouergue, 2009 ; Babel n°1233), Plein hiver (Actes Sud, 2014 ; Babel n°1631) et Une île, une forteresse (Inculte, 2016 ; Babel n°1482) et Grands Lieux (Joca Seria, 2017).



Jeudi 21 novembre 2019 à 19h
rencontre avec
Vincent Message
autour de son roman
 Cora dans la spirale
 (éditions du Seuil)


Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d’assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d’avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l’avenir. C’est sans compter qu’en 2010, la crise dont les médias s’inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l’entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d’optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu’elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves.
À travers le portrait d’une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.

Vincent Message est né en 1983. Cora dans la spirale est son troisième roman, après Les Veilleurs (Seuil, 2009), lauréat du prix Virgin-Lire, et Défaite des maîtres et possesseurs (Seuil, 2016), récompensé par le prix Orange du livre.


Mercredi 27 novembre 2019 à 19h
rencontre autour de l’œuvre de
l’auteur de bandes dessinées
Zerocalcare
 (éditions Cambourakis)
 



À propos de Kobané Calling :
Un reportage poignant issu du voyage de Zerocalcare à Kobané, de sa rencontre avec l’armée des femmes kurdes et les résistants en lutte contre l’avancée de Daech.
De Rome au Rojava en passant par la Turquie, la Syrie et l’Irak, ce témoignage nécessaire, plein de justesse et d’humour, s’efforce de retranscrire la complexité et les contradictions d’une guerre si souvent simplifiée par les médias et les responsables politiques.
Cette édition augmentée inclut les planches d’Imbroglio, réalisées en 2017, ainsi qu’une trentaine de planches inédites rendant compte des développements récents de cette guerre dans une région du monde malheureusement toujours en prise avec de nombreux conflits. Et elle interroge le sort des volontaires internationaux venus y combattre aux côtés des Kurdes : ceux qui sont morts sur place comme ceux qui sont rentrés dans leur pays.

À propos de Au-delà des décombres :
Depuis quelques années, Zerocalcare est débordé par son succès, au point de ne plus avoir le temps de voir ses amis. Contre toute attente, il les retrouve au mariage de Sanglier. Leur situation n’a pas tellement évolué : ses amis rêvent toujours d’une carrière à laquelle ils devront renoncer, d’enfants qu’ils ne pourront pas avoir et, pour ceux qui en ont, l’avenir demeure tout aussi incertain.
Zerocalcare rend compte des problèmes rencontrés par toute une génération, celle des plus de trente ans, qui se trouvent confrontés tous les jours aux nuances les plus diverses de la précarité de l’existence. Des incertitudes qui se manifestent dans le milieu du travail aussi bien que dans les rapports amicaux ou amoureux, et qui s’incarnent ici sous la forme de monstres terriblement familiers : Arnath, le démon du sentiment de l’irréversible, ou encore Grandméchantibuth, le démon de l’attente impuissante pour ne citer qu’eux.
Une lueur d’espoir cependant pour le groupe : un appel à projets auquel ils ont participé pour obtenir des subventions. Une réponse qui permettra aux personnalités de chacun d’évoluer. Avec la conviction que, s’il est impossible de contrer les difficultés sociales, la force des liens amicaux et familiaux permet de les affronter.
L’intégrale du diptyque Au-delà des décombres paraît en édition collector, en tirage unique.

Zerocalcare est né en 1983. D’abord remarqué dans les milieux alternatifs des fanzines et de la petite édition grâce aux bandes dessinées, aux affiches de concert et aux pochettes de disque qu’il concevait pour des groupes punk, il s’est fait connaître du grand public par le biais de son blog. Son premier roman graphique, La Prophétie du tatou, est paru en 2014. Zerocalcare est à ce jour l’auteur de bande dessinée le plus populaire d’Italie. Salué par la critique et les lecteurs, Kobane Calling s’est vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.



 Croire aux fauves - Nastassja Martin
(éditions Verticales)

" Tu reviens du Kamtchatka...Tu es tombée d'une montagne ? Je savoure un petit silence bien mérité avant de répondre. Non je me suis battue avec un ours."

Dans un récit passionnant, l’anthropologue Nastassja Martin nous emmène aux confins de la Sibérie où elle étudie l'animisme chez les Évènes. Victime du "baiser de l'ours" elle raconte son expérience et questionne sa vie intérieure par la trace de ce "nous" laissée par l'ours qui se révèle en elle.